C'est l'histoire d'un chou & d'une fleur . . .

C'est l'histoire d'un chou & d'une fleur . . .






L'amitié, c'est la rencontre de deux âmes
qui se connaissent bien, qui se comprennent facilement,
s'entraident avec affection, s'excusent volontiers,
se pardonnent au besoin sans rancune,
sanssir de vengeance,
sans que l'âme soit brie.





Photo : Lucas (L)





# Posté le dimanche 10 février 2008 14:36

Modifié le jeudi 14 février 2008 19:29






Mon ami " Charles-Anthony " Cyril dans son cradle =]
Hé ouais , on a la classe ou on l'a pas et lui . . .
Il l'a =]
(K)




Clique =]






# Posté le jeudi 07 février 2008 15:47







Le comportement de mon père confirme simplement à mes yeux la règle de vie que m'enseignent la rue et l'école : battre ou être battu...
Petit à petit j'apprends la leçon. A l'école, je commence par m'attaquer au plus faible de nos professeurs. Je fais systématiquement le pitre à ses cours, ça fait rire les autres. Quand je me mets à perturber la classe de profs plus redoutés, j'ai la considération de mes condisciples.
Ces premiers succès m'ont encouragée à essayer de jouer de mes muscles. En réalité je suis plutôt frêle, mais la rage décuple mes forces. Bientôt je n'hésite plus à m'en prendre à plus fort que moi, je suis presque contente quand quelqu'un s'aventure à me chercher et que je le retrouve à la sortie. La plupart du temps, je n'ai même plus besoin de me battre, les autres enfants me respectent.
Maintenant, j'ai huit ans. Mon v½u le plus cher est de grandir vite, de devenir adulte, adulte comme mon père. D'exercer vraiment un pouvoir sur autrui. En attendant, je mesure celui que je détiens...




Photo par moi .




# Posté le jeudi 07 février 2008 15:44

Modifié le samedi 16 février 2008 06:06







Pour moi c'est l'heure de foutre à la poubelle mon c½ur en bois et pour de bon.
C'est le crane serti d'étincelles que je viens donner ma démission .
Allez les oiseaux de mon corps, fermez vos belles gueules à passion .
Les accidents d'amour à la pelle ne m'ont pas toujours donné raison . . .
Je me fabrique un c½ur de pierre pour devenir un grand garçon ;
Celui dont tu serais fier et pourrais tenir une maison .
Mais un beau jour comme ça tu te lève avec une idée à la con ;
Fouiller souvenirs et les rêves dans la poubelle à passion .
J'ai des fissures dans mes chaussures ;
C'est à coup sûr mon c½ur de pierre qui me fait des tremblements de terre .








# Posté le dimanche 03 février 2008 16:18

Modifié le vendredi 15 février 2008 07:41







L'héroïne m'inspire une sainte horreur. Quand il est question de ce truc-là, je me rappelle brusquement que j'ai treize ans. Mais, d'un autre côté, me voici, une nouvelle fois, pleine de considération pour les autres : les groupes où on se pique. Pour moi, ce sont eux maintenant les êtres supérieurs. Les junkies nous regardent avec le plus grand mépris. Le haschisch, ils appellent ça de la drogue pour bébés. Ça me déprime de penser que je ne ferai jamais partie de leur bande, que la vrai Scène ce n'est pas pour moi. Plus de promotion possible, donc. Car cette drogue-là me répugne profondément : c'est le fond de l'abîme. Je me sens très calme. Des toilettes publiques désertes, la nuit, ça a quelque chose d'étrange, d'angoissant. Pourtant, j'ai un curieux sentiment de sécurité. L'endroit est propre, bien éclairé. Ce sont les plus chouettes toilettes de Berlin, et je les ai pour moi toute seule. Les cabines sont immenses (une fois, on y est entrés à six), avec des portes descendant jusqu'au sol. Il n'y a pas de trous dans les cloisons. Plusieurs toxicos ont déjà choisi ces toilettes du Bundesplatz pour s'y suicider : elles sont si bien ! Pas de mémères, pas de voyeurs, pas de flics. Rien ne me presse. Je prends mon temps. Je me lave le visage et me brosse les cheveux. Puis je nettoie soigneusement le nécessaire à injection que Tina m'a prêté. Le demi-gramme suffira, j'en suis sûre. Après mes derniers sevrages, un quart de gramme me mettait K.O. Aujourd'hui j'en ai déjà autant , et même plus , dans le sang, et je suis encore affaiblie par ma jaunisse. J'aimerais mieux avoir un gramme entier... mais je me sens incapable de faire encore deux clients. Je choisis, tranquillement, le w.-c. le plus propre. Je suis parfaitement calme. Vraiment. Je n'ai pas peur. Je n'aurais jamais pensé qu'un suicide manque à ce point de pathétique. Je ne pense pas à ma vie passée. Ni à ma mère. Ni à Detlev. Je ne pense qu'à mon shoot...







Photo : Mon skate complétement mort (rip) par moi .





# Posté le dimanche 03 février 2008 16:03

Modifié le samedi 16 février 2008 06:21